Adopté le mardi 19 juin 2018 par le Parlement, la loi avenir professionnelle porte sur la formation professionnelle, l’apprentissage des futurs travailleurs et l’assurance-chômage. En réalité, il s’agit d’un projet visant à promouvoir la liberté de chacun à choisir son avenir professionnel. Il met donc en place une nouvelle réforme du Code du travail et prévoit différentes mesures.

Les textes sur la formation professionnelle

L’un des premiers objectifs de cette nouvelle réforme est de sécuriser le parcours des salariés en leur offrant un droit à la formation plus avantageux. Ainsi, le compte personnel de formation, jusque-là comptabilisé en heures, sera crédité en euros. Chaque année, les actifs disposeront de 500 €, avec un plafond à 5000 €. Pour les salariés n’ayant pas de qualifications, leur compte peut être crédité de 800 € par an, avec un plafond à 8000 €.

La formation des salariés sera également encouragée grâce au remplacement du CIF par une nouvelle disposition. En effet, les salariés qui veulent suivre une formation longue (en vue d’une reconversion) pourront bénéficier d’une prise en charge et d’un congé spécifique. Pour finir, les salariés auront droit à des conseils en évolution professionnelle (CEP) et un accompagnement gratuit s’il souhaite faire le point sur sa carrière.

Avantager l’apprentissage

À compter de cette réforme, l’apprentissage s’étend jusqu’à 30 ans, s’il n’allait que jusqu’à 26 ans avant. Les entreprises pourront également embaucher des apprentis tout au long de l’année. Pour les moins de 18 ans, une aide de 500 € sera donnée pour l’obtention du permis. Les apprentis ayant entre 16 et 20 ans bénéficieront aussi d’une aide de 30 € par mois.

Le financement des organismes de formation sera aussi modifié puisqu’il sera désormais fixé en fonction des critères comme le nombre d’inscrits, le cout des cours et les branches proposées. Le gouvernement encourage également la formation professionnellecontinue ou non des jeunes dans un autre pays.

L’assurance-chômage

Afin de respecter sa promesse lors de la campagne électorale, Emmanuel Macron offre un droit à l’indemnisation chômage pour les démissionnaires à condition qu’ils poursuivent un projet d’évolution professionnelle sérieux et réel, en vue d’une reconversion ou une création/reprise d’entreprise. Ils devront donc saisir un conseil qui validera son plan de carrière. Dans ce cas, ils pourront profiter des mêmes conditions que les sans-emplois actuels, mais le contrôle des chômeurs sera cependant renforcé pour éviter les failles et les manquements.

La réforme offre également aux entrepreneurs indépendants faisant l’objet de liquidation ou redressement judiciaire de bénéficier d’une indemnité forfaitaire de 800 € par mois, pendant 6 mois, si leur revenu d’activité moyen est supérieur à 10000 € par an.